Sunday, March 29, 2026

Religion et pouvoir dans le monde romain – L’autel et la toge: De la deuxième guerre punique à la fin des Sévères

À Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l’autel, le dieu (Mars en l’occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l’évolution des situations historiques. L’enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l’histoire des religions comme dans l’histoire politique et sociale du monde romain.


Le texte seul est utilisable sous licence Creative Commons - Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International - CC BY-NC-ND 4.0 . Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

Éditeur : Presses universitaires de Rennes

Lieu d’édition : Rennes

Publication sur OpenEdition Books : 21 mai 2025

ISBN numérique : 979-10-413-0172-0

DOI : 10.4000/13zlt  

Collection : Histoire

Année d’édition : 2020

ISBN (Édition imprimée) : 978-2-7535-7868-5

Nombre de pages : 420

Nicole Belayche et Sylvia Estienne

L’autel et la toge. Entrée en matière

Première partie. Religion et pouvoir : structures et organisation

Jörg Rüpke

Prêtres romains

Sources et limites de l’autorité religieuse

John Scheid

Les cultes étrangers à Rome

Voisins ou ennemis ?

Anne-Rose Hošek

Les ressorts religieux dans la création d’une colonie

L’exemple de Berytus, en Syrie romaine

Deuxième partie. Les cadres de l’échange entre hommes et dieux : espaces, acteurs et pratiques

Sylvia Estienne

Fréquenter les temples

Espaces, rituels et piété

Olivier de Cazanove

Le sacrifice a-t-il un sens ?

Orientation de l’autel, agencement de l’aire sacrificielle : une approche archéologique

Marie-Thérèse Raepsaet-Charlier

Les femmes romaines et leur place dans les pratiques religieuses

L’exemple des Gaules et des Germanies

Troisième partie. Évolutions du pouvoir et dynamiques religieuses

Romain Loriol

Le prodige et le Prince

L’usage des signes publics, de la République au Principat

Emmanuelle Rosso

Augustea et Caesarea

Modalités et espaces du « culte impérial » dans les cités de l’Occident romain, d’Auguste aux Sévères

Nicole Belayche

Un empereur (218-222) et un « Jupiter Syrius » sur le Palatin

Un tableau en négatif de normes religieuses romaines

Anne-Valérie Pont

Juifs et chrétiens dans les collectivités de droit romain

Dynamiques juridiques des origines à 235

 


 

¿Ciudades invisibles? Paisajes urbanos de la Antigüedad tardía (siglos iii-viii)

Les villes de l'Antiquité tardive sont-elles invisibles ? Ce volume contribue à la recherche sur les villes de la péninsule Ibérique et du nord de l'Afrique, et donc à l'histoire sociale du pouvoir, entre l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge. Il propose une sélection de dix études de cas des deux régions, fondées sur des données archéologiques, des documents épigraphiques et littéraires, pour la période entre 300 et 800. Une attention particulière est accordée au lien entre les changements dans l'espace urbain et les structures sociopolitiques, un processus qui résulte, d'une part, de la manifestation matérielle du christianisme et, d'autre part, de l'adaptation aux nouvelles structures de pouvoir, wisigothique, vandale et, enfin, omeyyade.


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Éditeur : Casa de Velázquez

Lieu d’édition : Madrid

Publication sur OpenEdition Books : 13 juin 2025

ISBN numérique : 978-84-9096-469-9

DOI : 10.4000/144ib  

Collection : Collection de la Casa de Velázquez | 201

Année d’édition : 2025

ISBN (Édition imprimée) : 978-84-9096-468-2

Nombre de pages : XV-519


 

La ville défigurée: Gestion et perception des ruines dans le monde romain (Ier siècle a.C. - IVe siècle p.C.)

Le monde romain n’a pas connu la fascination des modernes pour les ruines. Les vestiges de constructions dégradées ou écroulées étaient pourtant une réalité présente dans les villes antiques. Les catastrophes naturelles, la violence des hommes ou le simple passage du temps, dans cet empire qui dura plusieurs siècles, concouraient à endommager ou à détruire les édifices. Que faisait-on alors des ruines qui, immanquablement, subsistaient dans le paysage ? À partir d’un examen de la documentation textuelle, en particulier épigraphique et juridique, mise en regard des données archéologiques, cet ouvrage se propose d’étudier comment les bâtiments ruinés, publics comme privés, étaient perçus par les populations, les autorités municipales ou le pouvoir romain et quel traitement leur était réservé. État intermédiaire entre la construction et la disparition, discontinuité dans le tissu bâti, les ruines posent toujours problème. Les pouvoirs publics et les juristes romains invitent à ne pas démolir les édifices, en particulier en ville, tandis que les textes littéraires et les inscriptions célèbrent les bienfaiteurs qui restaurent des monuments endommagés par une catastrophe ou maltraités par le temps. Les bâtiments délabrés sont toujours présentés comme une défiguration du paysage urbain et les villes détruites rappellent ou annoncent des temps troublés. La pérennité de la cité exige au contraire la conservation des édifices et leur restauration régulière. Les ruines forment alors un contre-modèle, qui permet de révéler, par contraste, l’idéal d’une architecture qui participe à l’ornementation de la cité et contribue à l’âge d’or garanti par l’empereur.


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Éditeur : Ausonius Éditions

Lieu d’édition : Pessac

Publication sur OpenEdition Books : 11 juillet 2025

ISBN numérique : 978-2-35613-650-3

DOI : 10.4000/14c2a  

Collection : Scripta Antiqua | 144

Année d’édition : 2021

ISBN (Édition imprimée) : 978-2-35613-366-3

Nombre de pages : 433

 


 

Le Chrisme et le Phénix: Images monétaires et mutations idéologiques au ive siècle

Les mutations majeures qui affectèrent l’empire romain du ive siècle sont au cœur des questionnements sur l’Antiquité tardive. En premier lieu, le passage du christianisme d’un statut de secte persécutée à celui de religion d’État, mais également la domination d’une armée de plus en plus barbarisée, contrôlant les empereurs bien plus qu’elle ne les sert. On peut aussi évoquer le développement d’une administration bureaucratique étouffante. Le souverain lui-même cesse d’être le Princeps, c’est-à-dire "Premier" des magistrats, pour devenir l’émanation de la sphère divine, censée procurer au monde romain des victoires perpétuelles. L’époque est aussi marquée par la pression croissante sur Rome des peuples barbares en mouvement et la confrontation récurrente avec le rival oriental : l’empire perse des Sassanides.

Or, les monnaies nous parlent de tout cela. L’iconographie monétaire, élaborée avec soin par l’administration, a en charge de diffuser un discours idéologique qui légitime le pouvoir des souverains et de l’État. Ces images, souvent massivement reproduites, sont contemporaines des bouleversements qu’elles commentent. Elles constituent une source historique authentique et majeure, quoi que sous-exploitée, pour la compréhension des enjeux du Bas-Empire. Les études rassemblées dans cet ouvrage éclairent quelques-uns des aspects les plus saillants de l’imagerie numismatique entre l’avènement de Constantin (306) et la mort de Théodose (395). Elles révèlent en particulier la dynamique de deux symboles concurrrents, parfois complémentaires mais souvent incompatibles : le Phénix, fabuleux volatile solaire aux rennaissances multiples et le Chrisme, d’abord lumineux gage de victoire apparu à Constantin, puis emblème dynastique et signe chrétien. Défrichant des voies encore trop peu empruntées, ces études de cas se veulent une incitation à examiner plus largement une imagerie souvent jugée à tort terne et répétitive, pour réinsérer pleinement la numismatique de l’empire tardif au centre des recherches historiques. 

Éditeur : Ausonius Éditions

Lieu d’édition : Pessac

Publication sur OpenEdition Books : 1 septembre 2025

ISBN numérique : 978-2-35613-755-5

DOI : 10.4000/14k2z  

Collection : Scripta Antiqua

Année d’édition : 2014

ISBN (Édition imprimée) : 978-2-35613-110-2

Nombre de pages : 230 


 

Saturday, March 28, 2026

Beauté et présentation de soi dans le monde romain: Normes, écarts et transgressions

Qu’est-ce qu’un beau corps ? Qu’est-ce qu’une allure et une tenue « décentes », pour un citoyen romain ou une matrona de la fin de la République et du Haut-Empire ? Telles sont les questions auxquelles ce livre se propose de répondre, à partir de sources essentiellement textuelles, en réfléchissant sur les normes de la beauté et de la présentation de soi en usage à Rome, dans une perspective anthropologique, inspirée notamment des travaux d’Erving Goffman. Si ces normes sont parfois formulées explicitement, elles apparaissent aussi dans les textes qui dénoncent les écarts et les transgressions qui y contreviennent. Elles concernent le corps vêtu et en mouvement, le maintien et l’allure (habitus), les soins apportés à la tenue (cultus), la gestuelle (gestus), la démarche (incessus), qui doivent, chez le citoyen, être investis de dignitas, la beauté convenable, adéquate au statut et aux circonstances et à l’opposé de la mollitia, qui effémine le corps. Cet ouvrage permet ainsi de réfléchir aux critères du masculin et du féminin, à l’idéal du juste milieu (mediocritas) et aux procédés de lecture des signes du corps.


Éditeur : Presses universitaires de Rennes

Lieu d’édition : Rennes

Publication sur OpenEdition Books : 18 septembre 2025

ISBN numérique : 979-10-413-0912-2

DOI : 10.4000/14pjz  

Collection : Histoire

Année d’édition : 2025

ISBN (Édition imprimée) : 979-10-413-0006-8

Nombre de pages : 318